L’ASSOCIATION

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Des valeurs associatives et des principes incarnées dans la pratique des professionnels

Si l’acte inaugural de l’Association l’Atelier fut la création de son club de prévention spécialisée, c’est avant tout car ses valeurs associatives et son engagement pour la jeunesse épousaient parfaitement ceux promus par la prévention spécialisée.

L’orientation de travail du Conseil d’Administration et des professionnels de l’association est influencée par la psychanalyse. Pour autant, cette orientation de travail n’est pas dogmatique et n’exclue pas le recours à d’autres disciplines, en fonction des nécessités rencontrées.

Le respect du sujet

L’association l’Atelier est animée par des valeurs profondément ancrées dans son fonctionnement. Parmi celles-ci, le respect de la particularité et de la différence. Il s’agit d’accueillir chacun dans son parcours de vie, à partir « de là où il en est », sans jugement, et de l’accompagner dans l’élaboration de son projet, en s’appuyant sur ses désirs et ses capacités à mettre en œuvre ses propres solutions. « Une démarche nouvelle, inaugurée par Freud, procède en quelque sorte d’un retournement du modèle socialement dominant […]. Freud mettra en évidence que ce n’est pas en comblant, en répondant à la demande, que l’on vient en aide à la personne en souffrance ; c’est, comme l’énonce Jean Guillaumin (1989), en proposant, au contraire, un dispositif « en creux », qui ne répond pas au manque, mais le reçoit, de sorte que le sujet lui-même puisse avoir à le traiter. L’accueil de la souffrance et du manque ne se réalise pas par un remplissage mais par un retrait. » FUSTIER P., Les corridors du quotidien, Presses universitaires de Lyon, 3éme édition, 1993, p.39

Une relation non institutionnalisée mais « instituante »

Les actions des professionnels et a fortiori celles des éducateurs de prévention spécialisée n’ont pas vocation à s’institutionnaliser. Elles sont mises en oeuvre en fonction des besoins repérés ou exprimés et disparaissent une fois leurs objectifs atteints, ou sont portées par d’autres opérateurs si le besoin devenait permanent. Cette disposition est un gage d’adaptation permanente, d’innovation sociale et d’expérimentation afin de proposer des réponses là ou elles n’existent pas encore.

Pour autant, le préalable à toute relation d’aide est l’établissement d’une relation de confiance, favorisée en prévention spécialisée par le respect des principes fondateurs consacrés par l’Arrêté interministériel de 1972, notamment celui de la libre adhésion ; principe d’ailleurs mentionné comme directeur dans le projet associatif de l’association l’Atelier.

Cette relation se tisse souvent à l’occasion du travail de rue. Elle est la plupart du temps initiée par l’éducateur dont la présence dans un premier temps peut surprendre voire déranger. Elle s’installe et se consolide par le partage d’instants de vie, de moments de galère, mais aussi par la légitimité gagnée auprès de l’entourage du jeune… Elle se scelle avec le succès des premières démarches réalisées ensemble et la diminution du mal-être… La relation éducative se forge peu à peu, elle devient « instituante », c’est-à-dire fondatrice d’une relation de confiance susceptible d’apaiser la souffrance et de favoriser un élan dans la construction d’un projet d’insertion, au sens large du terme.

La parole et l’écoute au cœur de la clinique

« Il n’est pas de parole sans réponse, même si elle ne rencontre que le silence, pourvu qu’elle ait un auditeur… » LACAN, J., « Fonction et champ de la parole et du langage en psychanalyse », 1953, in LesÉcrits, Paris, Seuil, 1966, p.247

L’association l’Atelier accorde une place prépondérante à la parole et l’écoute dans la clinique. C’est en effet premièrement par le truchement de ces deux médiateurs que les éducateurs de rue tentent quotidiennement de favoriser l’inscription des jeunes dans le lien social.

Certains d’entre eux, qui ne sont pas en mesure de mentaliser ou de verbaliser les évènements ou les sensations qui les affectent ou les assiègent littéralement, sont confrontés à l’indicible. La mise en mot de leur souffrance par un adulte suffisamment fiable et empathique, ou en tout cas la proposition d’un espace de parole dénué de jugement, est susceptible de favoriser l’apaisement de cette souffrance.

« C’est cette part manquante que Lacan nomme « la jouissance » et qui fait des ravages, puisqu’elle pousse sans cesse l’être humain à dépasser ses limites, à s’attribuer une toute-puissance fantasmatique. Sa prise dans le langage opère « un ravinement de la jouissance », dit Lacan. Cette indication clinique de Jaques Lacan est très importante : elle montre la voie dans laquelle on peut inviter le sujet, pour transmuter ce qui le fait souffrir, celle de la parole et du langage. Seule cette dimension d’humanisation permet à un sujet de pacifier la jouissance qui l’envahit et le dépasse dans les symptômes ou le passage à l’acte. » ROUZEL J., Le travail de l’éducateur spécialisé, Editions Dunod, Paris 2000, p.31

Principe de libre adhésion

Le principe de la libre adhésion est un principe fondateur de l’association l’Atelier, hérité du club de prévention spécialisée.

Il est requis à chaque rencontre et tout au long de l’accompagnement, de sorte que la personne soit l’auteur de son parcours et de son devenir. L’accompagnateur oeuvre avec elle, et non pas à sa place, évitant ainsi des solutions standardisées.

La libre adhésion « mise » sur le désir, déjà existant ou potentiel, de la personne de vouloir s’engager dans une voie constructive pour elle et son entourage. Par ailleurs, la libre adhésion nous parait être un principe tout à fait indiqué pour accompagner les personnes très marginalisées, où celle ayant connu dans leur histoire personnelle, des prises en charge institutionnalisées.

Un travail d’équipe en réseau et partenariat

Bien que les professionnels oeuvrent in fine pour que les personnes rencontrées ou accompagnées acquièrent une autonomie suffisante, leur visée première est de les aider à s’inscrire dans une forme singulière de lien social.

« Tant que ce travail de structuration du sujet en relation n’aura pas été effectué, rien ne sert de lui proposer de s’investir dans ce que l’on désigne de façon abusive comme « insertion sociale ». » ROUZEL, Le travail de l’éducateur spécialisé, Edition Dunod, Paris, 1997, p.9

Nous rejoignons ici le concept de désaffiliation défini par Robert Castel : « De même, ce que j’ai appelé la désaffiliation pourrait se travailler pour montrer qu’elle n’équivaut pas nécessairement à une absence complète de liens, mais aussi à l’absence d’inscription du sujet dans des structures qui portent un sens. » CASTEL R., Les métamorphoses de la question sociale, Librairie Arthéme Fayard, Paris, 1995, P.673

Ce travail « sur-mesure » convoque aussi bien la créativité et l’inventivité des jeunes et de leur famille que celles des membres de l’équipe.

Un accompagnement individualisé qui prend en compte la globalité du sujet

L’accompagnement proposé par l’Atelier peut être qualifié de global et de singulier. Il requiert à ce titre les compétences d’une équipe pluridisciplinaire :

  • singulier, car les professionnels veillent au respect de la singularité, du rythme, et des désirs de la personne accompagnée, afin que l’insertion sociale visée ne soit pas uniquement une adaptation aux normes sociales, mais tienne compte des aspirations de l’individu.
  • global, dans la mesure où la personne peut être accompagnée, en fonction de son projet, dans l’élaboration et la réalisation de son projet d’insertion, dans son accès aux soins, aux droits communs… mais, au-delà de ces objectifs, elle peut également compter sur la disponibilité et l’écoute attentive des membres de l’équipe pour aborder, si elle le souhaite, ses difficultés personnelles.

Années 70-80

En 1978, est créé le club de prévention spécialisée MONDENX dans un local mis à disposition par la SAHLM (aujourd’hui Mésolia Habitat), sur un des quartiers dits sensibles de la ville de Bergerac. Il s’agissait de répondre à des besoins exprimés par les différents partenaires impliqués dans l’Action Sociale Bergeracoise. L’association reçoit alors une délégation de compétence du Conseil Général de la Dordogne pour « organiser, dans les lieux où se manifestent des risques d’inadaptation sociale, des actions collectives visant à prévenir la marginalisation et à faciliter l’insertion ou la promotion sociale des jeunes et des familles ».

En octobre 1984, les locaux de l’association sont transférés rue Valette, au centre de Bergerac. Le club de prévention spécialisée MONDENX devient l’Atelier ; son agrément est modifié pour intervenir sur l’ensemble de la ville de Bergerac. L’Atelier y créé un bar sans alcool à destination des jeunes, de leur familles et de personnes marginalisées.

La question de l’hébergement ne tarde pas à s’imposer comme une problématique majeure pour certains jeunes en ruptures familiales, rencontrés à l’occasion du travail de rue ou, à l’accueil du club. L’Atelier décide donc de louer quelques appartements dans le cadre de l’ALT à la SAHLM et de les mettre à disposition des éducateurs de rue pour soutenir leur travail d’accompagnement et faire face aux situations d’urgence.

Années 90

En 1992, les locaux de l’association déménagent au 15 rue Neuve d’Argenson. L’association y développe son projet de bar sans alcool, sous la forme d’un lieu d’écoute et d’échange pour les jeunes rencontrés par les éducateurs de rue.

En 1994, à la demande d’un magistrat, l’Atelier créé un espace point rencontre permettant l’exercice de droit de visite dans le cadre d’ordonnances judiciaires. Il s’agit de proposer un espace contenant et sécurisé pour qu’un parent et son enfant puissent se rencontrer, au-delà de la désunion des adultes et de leurs déchirements. L’association s’appuie sur les éducateurs de rue pour agir ce dispositif, en misant sur leur expérience de la protection de l’enfance et du travail avec les familles. Ce dispositif devient autonome quelques mois plus tard en recevant des subventions particulières et distinctes du financement de la prévention spécialisée.

Cette même année, l’augmentation des sollicitations et la diversification des demandes d’hébergement, conduisent l’association l’Atelier à créer un service d’hébergement temporaire, différencié des actions de prévention spécialisée. L’équipe se professionnalise et se spécialise dans l’Accompagnement Social Lié au Logement (ASLL).

Ce service devient l’un des partenaires incontournables de l’hébergement sur le Bergeracois, complémentaire des actions d’hébergement proposées alors par la MAT, le SAFED, les bénévoles de la Croix Rouge et ceux de « Femme en Détresse ».

En 1997, face aux souffrances rencontrées par les jeunes des quartiers et leur famille, l’Atelier développe un service de médiation santé. Ce service, destiné aux personnes exclues des dispositifs de santé de droit commun, permit la réalisation de permanences d’un psychologue et d’une infirmière pour accompagner les personnes dans l’élaboration et la réalisation de leur projet de soin.

En 1999, sous l’impulsion du Conseil Général, le club de prévention spécialisée de l’Atelier s’engage dans une action d’accompagnement en faveur de l’insertion des gens du voyage. Cette action se développe puis est transférée à l’association d’Ici et d’Ailleurs en 2004.

Toujours en 1999, aux côtés du CCAS de la ville de Bergerac et des bénévoles de la Croix Rouge, l’Atelier s’engage dans la mise en œuvre du dispositif de Veille Sociale à Bergerac. La pratique du travail de rue et les principes de la prévention spécialisée légitiment l’intervention des éducateurs du club auprès des publics adultes les plus marginalisés.

Cette reconnaissance, réciproque, permet aux éducateurs de pouvoir entrer en relation avec ce public si difficile d’accès et de lui proposer une aide matérielle ou une orientation vers une solution d’hébergement ou de soin adaptée, à l’occasion de maraudes réalisées en soirée.

Cette mission n’est pas inscrite dans le cadre de la prévention spécialisée ; les éducateurs sont détachés pour la réaliser. Pour autant, cette forme de travail de rue permet aux éducateurs de pouvoir entrer en relation avec des jeunes qui ne sont pas forcément visibles à l’occasion des déambulations du travail de rue traditionnel ; elle participe à une meilleure compréhension des phénomènes se produisant dans l’espace public ou dans des espaces plus reclus, à l’abri des regards.

Années 2000 à ce jour

En 2000, le club de prévention spécialisée développe un modeste garage social pour favoriser la mobilité des jeunes et faciliter leur insertion professionnelle.

De façon concomitante, des jardins d’insertion sont créés à l’initiative de l’association l’Atelier. Ces actions sont portées quelques mois par l’association avant d’être cédées en 2002 à l’ASPAT.

Les différents services qui composent désormais l’Atelier ne tardent pas à drainer au bar sans alcool, un public d’adultes dont l’accès aux droits communs est entravé par un fort ancrage dans la marginalité. L’accueil et l’accompagnement de ce public nécessitent bientôt la création d’un service particulier.

C’est ainsi qu’en janvier 2001, en partenariat avec le Centre Communal d’Action Sociale de la ville de Bergerac, l’association l’Atelier développe autour du bar sans alcool un Service d’Accueil et d’Orientation (SAO) ayant pour vocation d’offrir aux personnes un éventail de ressources sur des thèmes variés comme le logement, l’emploi, la santé, l’accès à des moyens de subsistance…

Quelques mois plus tard, à la demande du Service Enseignement de la Mairie de Bergerac, le club de prévention spécialisée s’inscrit dans le dispositif du Contrat Educatif Local en animant au sein d’écoles primaires, des animations pendant les temps périscolaires. Cet engagement est motivé par l’intérêt que porte l’association à la question de la scolarité, et par la nécessité de soutenir l’institution scolaire, en maintenant une veille éducative auprès d’élèves manifestant une souffrance et en prévenant des situations d’échecs scolaires.

En janvier 2005, le siège social de l’Atelier est transféré au 40, rue Neuve d’Argenson. Ce lieu est plus adapté à la cohabitation des différents services qui composent désormais l’Association l’Atelier.

En 2007, en concertation avec la DDASS (actuellement DDCSPP) et la Préfecture de la Dordogne, l’Association l’Atelier structure une plateforme d’accueil, associant le dispositif de maraude de la veille sociale, la médiation santé, le bar sans alcool et le SAO. Cette évolution vise une meilleure prise en charge des publics par la coordination des actions et des intervenants.

En 2009, sous l’impulsion du Conseil Général de la Dordogne, le club de prévention spécialisée de l’Atelier s’engage auprès de ses homologues du département dans un diagnostic partagé. Ce travail aboutit en 2010 à l’élaboration d’une Charte Départementale de la prévention spécialisée précisant les modalités de mise en œuvre de cette forme atypique de Protection de l’Enfance.

L’arrivée au bar sans alcool d’un public adulte et de « son inquiétante étrangeté» ne tarde pas à éloigner les jeunes de cet espace. Les éducateurs de rue se retirent donc progressivement du bar sans alcool et l’accueil de jour prend à son tour son autonomie en obtenant un financement particulier des services de l’Etat.

En 2010, le club de prévention spécialisée investit un local indépendant des actions destinées au public adulte et y développe ses propres permanences d’accueil.

En 2012, à la demande du CCAS de Sarlat, l’Atelier reprend la gestion du centre d’hébergement d’urgence communal de Sarlat, ouvert en période hivernale.
Cette même année, le service hébergement de Bergerac termine son projet de service.

En 2013, l’Atelier devient co-gestionnaire de la Maison Départementale des Adolescents avec le CHS de Vauclaire et la Mission Locale en Bergeracois.

Le 1er octobre 2013, à la demande des services de l’Etat et du Conseil Départemental de la Dordogne, l’association l’Atelier reprend l’activité de l’association Escale à Sarlat après sa dissolution. L’Atelier s’engage ainsi dans l’hébergement des femmes victimes de violences et plus largement dans la lutte contre les violences faites aux femmes.

L’Atelier dispose désormais sur Sarlat d’une modeste antenne avec une structure d’hébergement pour femmes victimes de violences et leurs enfants, et un centre d’hébergement d’urgence hivernale.

Cette même année, le club de prévention spécialisée s’engage dans un travail de réflexion et d’élaboration de son projet de service.

En 2014, après la rénovation de la résidence de la gare, l’association l’Atelier termine sa restructuration autour de 2 pôles d’activités :

    • le Pôle Enfance-Famille constitué du club de prévention spécialisée, de l’espace Point Rencontre et de la Maison Départementale des Adolescents,
    • le Pôle Adultes, regroupant à la Résidence de la Gare l’accueil de jour, le Service d’Accueil et d’Orientation, le Service Hébergement et le Service de Médiation Santé.

En décembre, l’équipe de prévention termine son projet de service.

En mars 2015, en lien avec les services du Département, l’équipe de prévention spécialisée de l’Atelier répond à un appel à projet « Initiative pour l’Emploi des Jeunes » et obtient le financement de son service d’infra insertion qui vise notamment la mise en œuvre de chantiers éducatifs.

Fin 2015, pour compenser la disparition du centre d’hébergement d’urgence communal de Sarlat et rompre avec une gestion saisonnière de l’hébergement d’urgence, conformément aux dispositions de la Loi ALUR, les services de la DDCSPP de la Dordogne proposent à l’Atelier de créer 5 places d’hébergement d’urgence pérennes à Sarlat.

Cette même année, l’Atelier accueille 3 ménages irakiens dans le cadre du programme d’accueil et d’accompagnement des relocalisés.

En 2016,  avec le développement d’activité sur Sarlat et Bergerac, l’Atelier gère désormais un service d’hébergement d’urgence et d’insertion de 48 places, dont 8 à Sarlat.

En octobre de cette même année, l’Atelier ouvre à Bergerac un CAO de 20 places destiné à accueillir des personnes migrantes.

En novembre 2017, le club de prévention spécialisée termine son évaluation interne.

L’Atelier candidate à l’appel à projet national pour la création de places de Centre Provisoire d’Hébergement (CPH) en décembre 2017 et reçoit en avril 2018, un arrêté portant création d’un CPH de 50 places. La structure ouvre ses portes le 9 juillet 2018.

L'Organigramme

Conseil d'Administration

Présidente : Martine CORNU – Vice-Président : Alain GENTES – Trésorier : Denis CARISSAN – Trésorier adjoint : Michel HAZE – Secrétaire : Marie-André RAYNAL   – Secrétaire adjoint : Yacine ABDENNOURI

Pôle Administratif et de Direction

Direction : Pierre Emmanuel VERGNAUD Chef de service : Serge GOTREAU – Secrétariat : Cathy DELBASTY – Comptabilité : Michelle MOREAU

Pôle Enfance et Famille

Prévention Spécialisée

Quartiers nord / La Catte et Beauplan

Jérémy VENAUD – ES

Damien POUPLARD – ES

Quartiers Centre ville / Jean Moulin

Saïda SOPKOWITZ – ME

Jérôme VERNANCHET – ES

Quartiers rive gauche / Naillac, le Taillis, Lopofa, Petit Clairat, le Tounet, la Beylive

Hélène CORMIER – AS

Sylvain GUERET – ES

Abderrahim ESSAIDI – ME

Centre-ville

Les 8 éducateurs (approche transversale-relais)

Veille sociale (maraudes) coordonnée par le CCAS de la ville de Bergerac et réalisée avec le partenariat de la Croix Rouge  :

Participation de Jérémy VENAUD, Jérôme VERNANCHET et Damien POUPLARD

Chantiers

Jérémy VENAUD – ES
Abderrahim ESSAIDI – ME
Jérôme ELKAIM – ES

Point Rencontre

Valérie MARCASSA – ES

Jérémy DELONG – ME

Catherine ABDENNOURI – ES

Cathy DELBASTY – secrétariat et remplacements

Maison des Adolescents

Mise à disposition de personnel

Sylvain GUERET – ES

Natacha BEUZELIN – ES

Pôle Adultes

Coordinateur Pôle Adultes : Philippe CHASSAGNOLE

Bar Sans Alcool - Accueil

Agents d’accueil

Farida REMIDENE

Jacques LOUBES

Accueillants

Myriam ZINK – ES

Stéphanie BERNARD – ES

Jérémy DELONG – ME

Maxime DUPUIS – ES

Médiation Santé

Olga ALEXANDROVA – psy

Service d'Accueil et d'Orientation (S.A.O)

Jérémy DELONG – ME

Philippe CHASSAGNOLE – Coordinateur

1 salarié CHRS Cité Béthanie

Service Hébergement de Bergerac

Accompagnement social

Myriam ZINK – ES

Maxime DUPUIS – ES

Stéphanie BERNARD – ES

Veilleur

Jacques LOUBES

Médiation locative

Farida REMIDENE

Service Hébergement de Sarlat

Marion LACHAIZE – ES

Emilie BALLANSAT – ES

Centre d'Accueil et d'Orientation (C.A.O.) et Centre Provisoire d'Hébergement (C.P.H)

Valérie MARCASSA – ES

Charline PIERRET – ES

Aurore DECHENOIX – CESF (coordinatrice)

 Cédric LAVERGNE – ETS

Bouchra GALIATY – Intendance/Traduction

Fabrice BOULARD – agent technique

Analyse des pratiques professionnelles

Olga ALEXANDROVA – Psychologue

Entretien des Locaux

Christine REYMOND – Julien VIANNET

Le Projet Associatif

Projet Associatif

L’Atelier, créé le 19.10.1984, est une association à but non lucratif de loi 1901.
Elle est laïque, ouverte et attentive à toutes les actions menées dans le Bergeracois, autour des problèmes sociaux et d’insertion.
Elle tend, en s’appuyant sur le principe de la libre adhésion, à rendre possible et efficace l’inscription des personnes dans le lien social, tant par des prises en charges individuelles et collectives qu’à travers des actions sur le milieu.

Les caractéristiques

Elle réunit des membres administrateurs bénévoles. Ils se sont donnés pour but, avec le concours de salariés qualifiés, sous la responsabilité d’un directeur, d’œuvrer principalement en faveur :

  • des jeunes au titre de la prévention des phénomènes d’exclusion et de marginalisation (prévention spécialisée)
  • de toute personne en grande difficulté.

Elle a pour vocation de permettre aux personnes qui en font la demande :

  • d’être soutenues et accompagnées à partir de là où elles en sont dans leur vie.
  • d’être aidées à faire émerger et réaliser leurs solutions.

Elle s’inscrit pleinement dans les missions de service public relatives à l’aide sociale à l’enfance et à la lutte contre les exclusions, les discriminations et les toxicomanies. C’est à partir d’un étroit travail partenarial et territorial qu’elle crée des passerelles nécessaires pour aider toute personne rencontrée à réaliser sa place singulière au sein de la communauté.
Elle s’appuie sur son statut associatif et indépendant afin d’inventer, d’expérimenter et développer des projets en direction du public accueilli. Ces projets sont modulables selon l’évolution des personnes et des réalités sociales.
Les actions proposées seront conduites dans un souci de cohérence avec les autres démarches conduites sur le territoire, à partir du partage des connaissances des différents acteurs et d’une volonté de travailler en réseau.

Les outils

L’Atelier a mis en œuvre un ensemble de réponses différenciées et complémentaires qui déclinent des modalités d’accueil, d’écoute, d’orientation, de médiation, d’accompagnement individuel et collectif.

  • un club de prévention spécialisée dont l’équipe travaille dans les quartiers en direction et avec les jeunes, leur famille, à partir d’actions de prévention selon les orientations définies par l ‘ASE.
  • un service d’hébergement d’insertion et d’urgence dont l’équipe reçoit les personnes (seules et famille) présentant des difficultés liées à l’accès au logement.
  • une plateforme d’accueil et de veille sociale pour tout public en difficulté, qui prend à ce jour appui sur un bar sans alcool, un service d’accueil et d’orientation (SAO), un dispositif de médiation santé et une équipe de veille sociale.
  • un point rencontre pour l’exercice des droits de visite parents/enfants et opérant à partir des ordonnances de justice.

Toute action, dont la pertinence de la pérennité aura été vérifiée, fera l’objet d’un projet de service coordonné par le directeur.

  • formation & échanges, car il paraît impératif que les salariés de l’Atelier puissent bénéficier de formations adéquates. Intervenir auprès des personnes est toujours complexe, risqué et rencontre de nombreux points de butée.

L’analyse des pratiques, les formations personnelles, les échanges avec des spécialistes de disciplines connexes à notre champ (sociologues, philosophes, ethnologues, anthropologues, médecins…) sont les supports que nous proposons.

Orientation, axes de travail

L’association s’engage à défendre cette nécessité de prise en compte d’individus considérés comme démunis. Elle propose des lieux et des professionnels. A partir de la parole et de l’écoute, ils tenteront d’instaurer une accroche dans le lien social, misant sur la capacité de chacun à créer.
Les accès à l’éducation, à la santé, au logement, à la culture, à la formation et au travail peuvent étayer les demandes reçues et soutenir les parcours de vie des personnes.
L’Atelier choisit de constituer des équipes pluridisciplinaires (avec pour exemple : éducateur spécialisé, moniteur éducateur, infirmière, psychologue, agent d’accueil, agent technique, personnel administratif…) pour mener à bien ses orientations.
La prise en compte de la particularité des personnes rencontrées nécessite un travail collectif de réflexion intégrant cette spécificité sociale et humaine de résister parfois au changement.

C’est à partir du singulier, de la parole de chacun, pris dans les exigences collectives que se fondent, s’élaborent, s’évaluent et se réalisent nos axes de travail. Nous misons sur la création, l’invention, le goût à se laisser surprendre, toujours animés par le désir de promouvoir le sur mesure à partir du prêt à porter proposé par la société.